Aminata Sow Fall

"la dignità umana è la battaglia di tutta la mia vita…"

(da un'intervista concessa a TV5)

 

  Nasce il 27 aprile 1941 a Saint Louis, in Senegal.

 

Frequenta il Liceo a Dakar,  si laurea in lingua e letteratura francese alla Sorbona, a Parigi. Si sposa nel 1963 e ritorna in Senegal, dove si dedica all'insegnamento.

 

Nel dicembre del 1979 lascia la scuola per dirigere la sezione delle lettere e della proprietà intellettuale presso il Ministero della Cultura, presso cui lavora per 10 anni.

 

Nel 1985 diviene, prima donna, presidente dell'Associazione degli scrittori senegalesi.

 

Ha lavorato per la Commissione di riforma dell'insegnamento del francese ed ha partecipato all'elaborazione di numerosi manuali scolastici.

 

Attualmente vive a Dakar, dove dirige le Edizioni Khoudia e partecipa ai lavori del Centre International d'Etudes, de Recherches et de Réactivation sur la Littérature, les Arts et la Culture. 

 

E' Dottoressa Honoris Causa del Mount Holyoke College, South Hadley, Massachusetts e di altre Università.

 

Opere
 

Le Revenant
Dakar, Nouvelles Editions Africaines, 1982 (125 p.)

(terminato nel 1973)

 

Onesto impiegato delle poste, Bakar comincia a spendere più soldi di quanti non ne guadagni, soprattutto a causa dello stravagante ambiente in cui vive.

Attinge ai fondi della cassa del suo datore di lavoro e finisce in prigione.

Si trova improvvisamente solo, abbandonato in primo luogo da quelli che approfittavano della sua prodigalità. Bakar decide di vendicarsi…

 

L'inizio:

" C'est le matin, ce jour où chacun est censé pouvoir se reposer un peu plus que d'habitude, même ceux qui, toute la semaine, sont noyés dans l'ennui des jours sans occupation. Car c'est dimanche, et déjà dans les rues de la Gueule-Tapée, les enfants crient, courent, conduisent des voitures imaginaires et pilotent des avions fictifs. Les femmes, par groupes, sur le chemin du marché, racontent tour à tour les potins de la veille avec de retentissants éclats de rire. Déjà, dans la cour des maisons, de braves jeunes filles assises devant de grandes bassines d'eau lavent les assiettes et récurent les marmites dans un concert discordant. Et chez tante Ngoné, Bakar s'étire sans cesse dans son lit et redécouvre que vraiment rien ne change, même pas le dimanche."

 

La Grève des bàttu

Dakar, Nouvelles Editions Africaines, 1979 (131 p.)

Tradotto in italiano con il titolo Lo sciopero dei mendicanti, Edizioni Argo, 2000

 

Nel maggio del 2000 è stata realizzato un adattamento cinematografico del libro.

Lo sceneggiatore è americano, il produttore francese, gli attori americani e africani.

In questo romanzo Aminata Sow Fall sottopone a dura critica l'élite al potere, narrando uno sciopero dei mendicanti di Dakar in seguito alle decisioni delle autorità di allontanarli dalla città perché, a loro dire, deturperebbero con la loro semplice presenza l'immagine della città agli occhi dei turisti.

Il politico Mour Ndiaye non teme di eccedere in severità nei confronti dei mendicanti che ingombrano le strade di Dakar. Cacciati fuori dalla città, i bàttu si organizzano. Per gli abitanti della capitale diviene impossibile fare l'elemosina raccomandata dal Corano e questo disagio si riversa su colui che lo ha provocato e sulla sua carriera politica. Il romanzo sottolinea la corruzione della borghesia urbana, avida di danaro e in preda al più sfrenato arrivismo e mette a nudo i mali che attraversano il Senegal: discriminazioni sociali, corruzione, negazione di taluni diritti umani.

 

L'inizio:

"Ce matin encore le journal en a parlé: ces mendiants, ces talibés, ces lépreux, ces diminués physiques, ces loques, constituent des encombrements humains. Il faut débarrasser la ville de ces hommes - ombres d'hommes plutôt - déchets humains, qui vous assaillent et vous agressent partout et n'importe quand. Aux carrefours, c'est à souhaiter que les feux ne soient jamais rouges! Mais une fois que l'on a franchi l'obstacle du feu, on doit vaincre une nouvelle barrière pour se rendre à l'hôpital, forcer un barrage pour pouvoir aller travailler dans son bureau, se débattre afin de sortir de la banque, faire mille et un détours pour les éviter dans les marchés, enfin payer une rançon pour pénétrer dans la maison de Dieu. Ah! ces hommes, ces ombres d'hommes, ils sont tenaces et ils sont partout! La Ville demande à être nettoyée de ces éléments. Kéba Dabo en est d'autant plus convaincu qu'une fois de plus il a eu du mal à avaler sa salive; il a eu la malchance de se trouver ce vendredi dans le magasin d'un commerçant libanais; or tout le monde sait que le vendredi est jour d'embouteillages pour les mendiants. Un aveugle a blessé un jeune homme avec sa canne, juste au moment où le jeune homme sortait du magasin alors que le mendiant tâtait le lieu pour y pénétrer. "

 

L'Appel des arènes

Dakar, Nouvelles Editions Africaines, 1982 (144 p.)

 

Affascinati dai valori occidentali Ndiogou e Diattou, al loro ritorno in Senegal, si ritrovano totalmente estranei  alle loro radici famigliari e sociali. Diattou decide di allevare suo figlio Nalla lontano da tutti, dai parenti e dagli amici. Infelice Nalla deperisce ma ritrova il senso della propria esistenza proprio in quel mondo dal quale i genitori hanno cercato di escluderlo.

 

L'inizio:

"Le professeur de Nalla est très heureux cet après-midi car la leçon sur le complément d'objet direct semble être parfaitement sue.
- Nalla, donne-moi un exemple de complément d'objet direct.
- Le chasseur a abattu un lion.
- Et quel est le complément d'objet dans cette phrase?
- "Lion" est le complément d'objet direct du verbe "a abattu".
- Très bien, très bien. Un autre exemple.
- J'apprends ma leçon de grammaire.
- Où est le complément d'objet?
- "Ma leçon de grammaire".
- Parfait, parfait, Nalla. Maintenant, trouve-moi un exemple où le complément n'est pas un nom ou un groupe de noms, mais un pronom.
- Un pronom...
- Un pronom personnel par exemple. Tiens, je prends tes cahiers. Remplace le complément d'objet par un pronom personnel...
- Je les prends...! "Les" est le complément d'objet direct de "prends".
- Excellent, Nalla. Tu vois bien que ce n'est pas difficile."

 

Ex-Père de la nation

Paris, L'Harmattan, 1987 (189 p.)

 

Un dittatore deluso, riflette sulle ragioni che hanno reso il suo mandato un decennio di oppressione e di miseria. Eletto con una schiacciante maggioranza alla Presidenza della Repubblica, Madiama si convince che riuscirà a condurre il paese sulla via della prosperità. Tuttavia il suo tentativo finisce nel sangue..

 

L'inizio:

"En ce jour de l'hivernage de l'année 196... où je décide d'écrire mes souvenirs, rien ne me lie plus aux contingences de la vie. Ni les reflets ondoyants de ce bout de mer, morceau d'empire que la fenêtre de mon réduit me donne tout le loisir d'embrasser. Ni l'oeil empourpré qui, là-bas à l'horizon, s'ouvre sur l'écran vaporeux des matins paresseux.

L'astre royal avance imperceptiblement. La vaste plaine liquide semble lui préparer un tapis d'honneur aux nuances de taffetas pour refléter sa sortie miraculeuse. Bientôt la brume opaque battra en retraite devant sa percée inexorable. Petit à petit, il bousculera les flocons intimidés et paraîtra majestueusement avec une large écharpe blanche qui, en se déployant, répandra l'espoir en des milliers de brassées de bulles scintillantes. Un vent frais balaiera les énigmes de la nuit. Les poumons se rempliront d'un bol revigorant et les membres engourdis se délieront. La terre, encore une fois, se réveillera et le ballet reprendra."

 

Le Jujubier du Patriarche

Dakar, Editions Khoudia, 1993 (146 p.)

Rappresentazione del fenomeno delle caste nei suoi rapporti con la storia.

Yelli e Tacko, aristocratici di tempi ormai passati, vivono nel contempo le difficoltà della povertà e le ferite morali inflitte dall'orgoglio delle proprie origini e dall'incapacità di accettare i cambiamenti della società.

 

L'inizio:
"Un monde hétéroclite est arrivé à Babyselli, venant des quatre coins de la planète. Au grand bonheur des quelques habitants, la localité vivra des heures fastes. Des repas pantagruéliques seront servis, un air de fête planera, une merveilleuse veillée fera rêver et même pleurer les coeurs sensibles. Au petit matin, les pèlerins plieront nattes et bagages, et Babyselli se retrouvera avec sa solitude, ses cases éparpillées, ses palissades en ruines, ses dunes de sable et ses épineux bien têtus. Et aussi -heureusement- des centaines de têtes de bétail que la fête aura épargnées et des tonnes de vivres qui prendront le chemin des greniers. Vénéré comme un génie tutélaire, le long canal continuera à exposer aux ravages du soleil l'argile craquelée de son fond.

Il s'étire au loin, ce canal. Il va, va, va...se perd dans le désert comme pour entretenir le mystère et la permanence des rêves qu'il suscite. Pour ceux de Babyselli, il est censé avoir jadis été le berceau du fleuve Natangué qui a été le témoin-souvent actif-des pages les plus belles, les plus émouvantes et aussi les plus sombres de leur histoire."

 

Douceurs du bercail

Dakar - Abidjan, Editions Khoudia - NEI, 1998 (224 p.)

 

Una giovane donna inviata in missione in Europa viene arrestata alla fontiera, umiliata e trattenuta arbitrariamente durante molti giorni prima di essere seportata con altri Africani ritenuti indesiderabili.

Vittima della nuova discriminazione europea, che si esplica in mille ingiustizie e mille disperazioni, Asta deve fare appello a tutta la propria forza interiore, a tutta la propria spiritualità per poter continuare a sperare nell'avvenire.

 

L'inizio:

"L’AVION a atterri sous une pluie battante. Asta répond à peine aux souhaits de l’hôtesse de l’air et emprunte le couloir. Malgré ses bras lourdement chargés et ses pieds qui lui font terriblement mal dans les escarpins, elle presse le pas, entraînée par la vague de voyageurs. Elle est fatiguée et elle a sommeil.
Bien que coutumière des vols de nuit, elle n’a jamais pu dormir à son aise dans l’avion. Il lui faut le confort d’un lit et la complicité d’un oreiller bien douillet. Elle sait qu’Anne l’attend à la sortie des passagers. Elle sait aussi que ses filles - Maram et Sira - la rejoindront en début de soirée chez Anne, après qu’elle aura pris un bain chaud et profité d’un sommeil réparateur. Dans quelques minutes, pense-t-elle, Anne s’empressera de lui arracher le chariot à bagages en se moquant de sa propension à s’échiner à chaque voyage sous le poids des colis.
Puis toutes deux, après la joie des retrouvailles, se plaindront encore une fois de la Compagnie."

 

La letteratura senegalese
 

 

 

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